Son histoire dans la médecine

Technologie du Froid
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 Antiquité

Selon les théories humorales – une première élaborée par Hippocrate et une deuxième renchérit par Galien – s’inscrivant dans la médecine de ce moment, les fluides (humeurs), appelés subséquemment le sang, le flegme, la bile noire et la bile jaune, s’associent à une complexion qui est le propre de chaque individu, elle-même associée à un tempérament particulier. Dans sa théorie des humeurs, Hippocrate avance l’idée selon laquelle les humeurs sont fondamentales à la santé et à la maladie. Galien, lui, va plus loin et associe les humeurs à des organes du corps humain et à des tempéraments. Galien semble relier expressément la tête à la qualité du froid ; le mucus ou le flegme, une humeur cardinale fondamentalement froide, serait associé au cerveau. Caractérisant l’eau et la terre, le froid est effectivement une qualité fondamentale au fonctionnement des humeurs.


Moyen Âge

La médecine médiévale en Occident reprend l’interprétation de la médecine hippocratique et galénique. De manière générale, l’individu du Moyen Âge adjoint le froid au principe du ralentissement, voire de la fin en soi. L’hiver est froid et synonyme de la mort, tout comme l’est le corps froid. Plus précisément en médecine, Avicenne avançait notamment que le souffle froid sorti de la bouche ou du nez montre que la mort approche[4]. Roland l’Écrivain (XVe siècle), lui, avançait qu’un excès de froid promeut le repos et le calme[5]. Le froid semble donc exercer une influence certaine sur la médecine médiévale.

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